Dossier · Moustique tigre et maladies
Les œufs du moustique tigre sont noirs, minuscules (moins d’un millimètre) et collés aux parois de petits récipients. Une fois dans l’eau, ils donnent des larves qui s’agitent par saccades près de la surface. Vider, retourner, couvrir ou ranger ces récipients chaque semaine suffit à casser le cycle.

L’essentiel
La femelle ne pond pas dans l’eau, mais sur les parois sèches d’un récipient, juste au-dessus du niveau de l’eau ou dans un contenant susceptible de se remplir. Selon l’ARS Auvergne-Rhône-Alpes, les œufs sont noirs, gluants, difficiles à voir à l’œil nu car ils mesurent moins d’un millimètre, et déposés en grappe sur la paroi.
Leur particularité est leur résistance : l’Anses souligne qu’ils supportent le dessèchement, ce qui facilite leur transport et allonge leur durée de vie. Ils attendent d’être submergés, par la pluie ou l’arrosage, pour éclore. Pour situer ce stade dans la vie de l’espèce, consultez notre guide complet du moustique tigre.
Les larves vivent uniquement dans l’eau. Elles passent par quatre stades, séparés par des mues, et grandissent d’environ 2 à 12 millimètres selon les espèces, indique l’EID Rhône-Alpes. Quelques signes permettent de les repérer :
Le stade nymphe ne dure que 24 à 48 heures, sans alimentation, avant l’envol de l’adulte. Distinguer à l’œil nu une larve de moustique tigre de celle d’une autre espèce n’est pas utile : toute larve dans une eau stagnante domestique mérite d’être éliminée.
Le moustique tigre se contente de très peu d’eau. L’Anses et l’ARS Auvergne-Rhône-Alpes citent notamment :
Pour faire le tour complet de votre jardin, suivez aussi l’article repérer et supprimer les gîtes de larves autour de la maison.
Pas besoin de jardin pour héberger des larves. Sur un balcon ou une terrasse, l’ARS Auvergne-Rhône-Alpes cite les soucoupes, les cendriers et tous les petits objets qui recueillent la pluie, ainsi que les toits-terrasses et les gouttières. L’Assurance Maladie ajoute le bac à résidus et le tuyau d’évacuation d’un climatiseur, à vérifier régulièrement.
Avant de partir plusieurs jours, rangez ou couvrez tout ce qui peut se remplir d’eau, du bouchon en plastique à l’arrosoir. À votre retour, videz les contenants restés dehors. En immeuble, parlez-en au syndic et aux voisins : un seul balcon négligé suffit à alimenter tout un étage.
Aucun geste isolé n’est efficace à 100 %, mais leur addition l’est. Les recommandations de l’ARS Auvergne-Rhône-Alpes et de l’Assurance Maladie sont simples :
Le rythme hebdomadaire n’est pas un hasard : une semaine environ suffit pour passer de l’œuf mis en eau à l’adulte en été. Les étapes sont détaillées dans le cycle de vie du moustique, de l’œuf à l’adulte.
À l’approche de l’hiver, quand les jours raccourcissent, les femelles pondent des œufs qui entrent en diapause, une forme d’hibernation. Selon l’EID Méditerranée, ces œufs résistent au froid et au dessèchement et n’éclosent qu’au printemps suivant.
Un récipient oublié dehors à l’automne peut donc héberger la génération de l’année suivante. L’ARS recommande de maintenir les gestes après chaque pluie toute l’année, et avant comme après une absence de plusieurs jours. Pour en savoir plus, lisez où les moustiques passent la saison froide.
Les traitements déclenchés par l’ARS autour d’un cas de dengue, de chikungunya ou de Zika visent à limiter la transmission. Ils ne détruisent que les moustiques adultes et n’ont pas d’impact sur les œufs ni sur les larves, précise l’ARS Auvergne-Rhône-Alpes, et leur usage répété favoriserait des résistances.
Si vous découvrez des larves ou des adultes dans une commune où le moustique tigre n’est pas encore recensé, signaler sa présence aux autorités les aide à suivre sa progression. Pour protéger aussi les moments passés dehors, voyez notre page anti-moustique extérieur pour le jardin et la terrasse.
Vos questions
C’est un petit ver aquatique de quelques millimètres, qui se tient souvent juste sous la surface pour respirer par un siphon situé au bout de son abdomen. Il se déplace par saccades et plonge quand on le dérange. Au dernier stade, les larves mesurent entre 4 et 10 millimètres selon l’espèce et les conditions, indique l’ARS Auvergne-Rhône-Alpes.
Sur les parois sèches de petits contenants qui peuvent se remplir d’eau : coupelles, vases, seaux, pneus, gouttières, récupérateurs d’eau de pluie, jouets, terrasses sur plots. Les œufs, noirs et minuscules, y restent collés jusqu’à ce que l’eau les recouvre. C’est pourquoi vider un récipient ne suffit pas toujours : mieux vaut le ranger à l’abri ou le retourner.
Le plus simple est de supprimer l’eau : videz le récipient sur le sol, retournez-le ou rangez-le au sec. Pour les réserves que l’on ne peut pas vider, couvrez-les d’un filet moustiquaire ou d’un tissu. Dans un bassin d’agrément, des poissons consomment les larves. Répétez ces gestes chaque semaine d’avril à novembre et après chaque pluie.
Oui. À l’approche de l’hiver, les femelles pondent des œufs en diapause, résistants au froid et au dessèchement, qui n’éclosent qu’au printemps suivant, selon l’EID Méditerranée. C’est ainsi qu’une espèce d’origine tropicale s’est adaptée à notre climat. Ranger les contenants à l’automne limite donc la génération de l’année suivante.
Sources consultées
Page vérifiée et mise à jour le 24 septembre 2026.