Dossier · Moustique tigre et maladies
Pour signaler un moustique tigre, rendez-vous sur le portail officiel signalement-moustique.anses.fr, avec une photo de l’insecte ou un spécimen identifiable. Trois questions vérifient qu’il s’agit bien de lui. Ce signalement aide surtout à suivre sa progression dans les communes encore épargnées ; il ne déclenche pas de démoustication.

L’essentiel
Le site signalement-moustique a été créé en 2014 à la demande du ministère de la Santé et est géré par l’Anses depuis 2018. Son objectif est la détection précoce du moustique tigre : grâce aux observations des habitants, la liste des communes colonisées en France métropolitaine est régulièrement mise à jour.
Le portail recueille en priorité les signalements venant de communes non colonisées, afin de suivre le front de progression de l’espèce. Les signalements provenant de communes déjà colonisées sont conservés pour d’éventuelles études. Ces données permettent aussi aux autorités sanitaires de mieux cibler leurs mesures de lutte en cas de dengue, de chikungunya ou de Zika. Pour comprendre pourquoi cette surveillance compte, notre guide complet du moustique tigre rappelle les enjeux sanitaires liés à cette espèce.
« Tout ce qui vole n’est pas moustique, tout moustique n’est pas un moustique tigre », prévient le portail. Pour qu’un signalement soit exploitable, il faut disposer :
Sans l’un ou l’autre, aucune identification n’est possible. Le questionnaire vérifie ensuite trois critères : une taille inférieure à une pièce de 1 centime, une couleur noire et blanche très contrastée, et la présence de cinq anneaux blancs sur les pattes arrière avec une ligne blanche au milieu du thorax. Pour vous entraîner, comparez avec notre page moustique tigre ou moustique commun : taille et différences.
En Auvergne-Rhône-Alpes, par exemple, l’ARS indique que les spécimens neutralisés peuvent être adressés à l’EID Rhône-Alpes, qui analyse les signalements des communes non colonisées.
Une bonne photo vaut mieux que plusieurs clichés flous. Quelques conseils pratiques :
En cas de doute, la page « S’informer » du portail rassemble des photos de référence du moustique tigre et des insectes qui lui sont régulièrement confondus. Prenez le temps de comparer : un signalement erroné mobilise inutilement les équipes chargées de le vérifier, alors qu’un signalement juste, venant d’une commune encore épargnée, peut leur faire gagner une saison.
Votre signalement s’ajoute à une surveillance dite active, menée par les opérateurs de lutte antivectorielle. Ceux-ci installent des pièges pondoirs, un seau noir contenant de l’eau, un support de ponte et un larvicide, dans les zones à risque d’importation comme les ports, le long des axes de communication ou dans les communes encore épargnées, explique l’Anses.
Ces pièges ne peuvent pas couvrir tout le territoire. Les observations des habitants, recueillies depuis 2014, permettent de repérer plus tôt une arrivée du moustique tigre dans un quartier ou un village. La lutte antivectorielle relève ensuite des Agences régionales de santé.
Tous les signalements sont transmis aux opérateurs de lutte antivectorielle, qui s’en servent pour orienter leur surveillance ou définir leur stratégie. Lorsqu’un signalement validé provient d’une zone jusque-là non colonisée, l’Anses explique qu’il peut conduire à installer des pièges pondoirs dans ce secteur pour confirmer l’implantation.
En revanche, un signalement n’enclenche pas d’action de démoustication, rappelle le portail. Les traitements ne sont déclenchés par l’ARS qu’autour de cas de dengue, de chikungunya ou de Zika. Pour voir où l’espèce est déjà installée, consultez la carte du moustique tigre en France.
Le moustique tigre vit dans un rayon d’environ 150 mètres autour de son lieu de naissance. S’il est chez vous, ses gîtes ne sont pas loin : coupelles, gouttières, récupérateurs d’eau, jouets oubliés sous la pluie.
Chaque semaine d’avril à novembre, et après chaque pluie, videz, retournez ou couvrez ces récipients, et partagez ces gestes avec vos voisins. Tout est expliqué dans notre page pour reconnaître et éliminer larves et œufs.
Vos questions
Sur le portail officiel signalement-moustique.anses.fr, géré par l’Anses depuis 2018. Cliquez sur « Signaler », répondez aux trois questions d’identification, puis finalisez le signalement en suivant le formulaire, photo à l’appui. Les signalements venant de communes où l’espèce n’est pas encore recensée sont les plus utiles aux autorités sanitaires.
Ce n’est pas la priorité. Le portail recueille avant tout les signalements des communes non colonisées, pour suivre le front de progression. Ceux des communes déjà colonisées sont néanmoins stockés pour d’éventuelles études. Dans une commune colonisée, votre action la plus utile consiste à supprimer les eaux stagnantes chez vous.
Sans photo ni spécimen identifiable, le portail indique qu’aucune identification n’est possible. Attendez la prochaine observation : le moustique tigre pique surtout le matin et en fin de journée, et reste près de son gîte. Capturez-le si possible dans une petite boîte fermée, sans l’écraser, ou photographiez-le posé, dos et pattes visibles.
Non. Le portail précise qu’un signalement n’enclenche pas d’action de démoustication. Les données servent à orienter la surveillance, par exemple l’installation de pièges pondoirs dans une zone nouvellement touchée. Les traitements insecticides sont décidés par l’ARS autour de cas de dengue, de chikungunya ou de Zika, et ne visent que les moustiques adultes.
Sources consultées
Page vérifiée et mise à jour le 24 septembre 2026.