Dossier · Moustique tigre et maladies
Au 1er janvier 2026, le moustique tigre était implanté dans 83 départements de France métropolitaine sur 96, selon le portail officiel de l’Anses. Arrivé à Menton en 2004, il a gagné presque tout le territoire en suivant les axes de circulation. Voici où le trouver et comment lire les cartes.

L’essentiel
Selon le portail de signalement géré par l’Anses, le moustique tigre était implanté dans 83 départements métropolitains sur 96 au 1er janvier 2026. Début 2025, les cartes du ministère de la Santé en comptaient 81, et son implantation avait été constatée et confirmée dans 6 574 communes.
La progression se poursuit donc d’année en année, et seuls quelques départements n’ont pas encore rapporté sa présence. Pour comprendre qui est cet insecte et comment il vit, consultez notre guide complet du moustique tigre.
Présent en Italie depuis les années 1990, le moustique tigre a été observé pour la première fois en France à Menton, dans les Alpes-Maritimes, en 2004, rappelle l’EID Méditerranée. Il s’est ensuite étendu de proche en proche au Var, aux Bouches-du-Rhône, puis au Gard et à l’Hérault à partir de 2011.
Son moteur n’est pas son vol, très limité, mais nos déplacements. Les femelles en quête de sang suivent les personnes, entrent dans les véhicules et en ressortent aux arrêts : c’est ainsi qu’il a remonté les grands axes routiers et ferroviaires. Selon l’EID Rhône-Alpes, fin 2020, on le rencontrait déjà dans 64 départements métropolitains.
Aujourd’hui, il est installé bien au-delà du pourtour méditerranéen : Occitanie, Nouvelle-Aquitaine, Auvergne-Rhône-Alpes, Île-de-France, Paris, Alsace. L’ARS Île-de-France indique qu’il est présent et actif dans tous les départements franciliens, et que depuis le 1er janvier 2020 l’ensemble des départements métropolitains est considéré comme à risque d’implantation.
Un département « colonisé » peut n’abriter le moustique tigre que dans quelques communes. Le ministère de la Santé classe ainsi les départements en deux catégories :
Selon l’EID Rhône-Alpes, les communes du sud de la France restent les plus touchées. Une fois installé dans une commune, il est pratiquement impossible de l’en déloger, souligne le ministère, car il vit au plus près des habitations et de leurs petites réserves d’eau.
Plusieurs sources publiques permettent de savoir où il se trouve :
Si vous pensez l’avoir vu dans une commune où il n’est pas encore recensé, votre observation compte : voici comment signaler un moustique tigre.
La carte officielle repose sur deux types de surveillance. La surveillance dite active est menée par les opérateurs de lutte antivectorielle avec des pièges pondoirs : un seau noir contenant de l’eau, un support de ponte et un larvicide, décrit l’Anses. Ils sont installés dans les zones à risque d’importation, comme les ports, le long des axes de communication et dans des communes encore épargnées.
Depuis 2014, cette surveillance est complétée par les signalements des habitants. À titre d’exemple, l’ARS Île-de-France indique disposer en 2026 d’un réseau de 435 pièges pondoirs répartis sur ses 8 départements, notamment autour des établissements de santé et de 3 aéroports, relevés en général chaque mois.
Voir des moustiques tigres dans sa commune ne signifie pas que des virus y circulent. Pour qu’une transmission locale de dengue, de chikungunya ou de Zika se produise, il faut qu’un moustique pique d’abord une personne infectée, souvent au retour d’un voyage, puis une autre personne quelques jours plus tard.
Du 1er mai au 30 novembre, Santé publique France coordonne chaque année une surveillance renforcée de ces maladies, et les ARS organisent la lutte antivectorielle autour des cas signalés. Dans les départements où le moustique tigre est présent, un arrêté préfectoral fixe chaque année les actions à mener, avec une enquête entomologique autour de chaque cas humain recensé. Pour en savoir plus, lisez moustique tigre et maladies : quels risques en France.
Le moustique tigre évolue dans un périmètre d’environ 150 mètres autour de son lieu de naissance, selon l’ARS Auvergne-Rhône-Alpes. Autrement dit, les moustiques qui vous piquent sont nés dans votre jardin, sur votre balcon ou chez vos voisins.
Supprimer l’eau stagnante reste le geste le plus efficace, et il se pratique toute l’année, car les œufs survivent à l’hiver : lisez ce que deviennent les moustiques en hiver. Pour aménager votre extérieur, notre page protéger son jardin et sa terrasse des moustiques rassemble les solutions utiles.
Vos questions
Au 1er janvier 2026, il était implanté dans 83 départements de France métropolitaine sur 96, selon le portail de signalement de l’Anses. Début 2025, le ministère de la Santé en comptait 81. Sa présence n’est pas uniforme : dans certains départements, seules quelques communes sont concernées, dans d’autres la majorité.
Le ministère de la Santé publie les cartes officielles de présence par département, régulièrement actualisées, ainsi que l’historique depuis 2004. Le portail signalement-moustique de l’Anses suit la liste des communes colonisées. Certaines ARS, comme celle d’Île-de-France, proposent des cartes détaillées à l’échelle des communes de leur région.
Il a été observé pour la première fois en France métropolitaine à Menton, dans les Alpes-Maritimes, en 2004, arrivé d’Italie par la route. Il a ensuite progressé en suivant les axes de circulation : fin 2020, il était présent dans 64 départements selon l’EID Rhône-Alpes, et dans 83 au 1er janvier 2026.
Oui. L’EID Méditerranée cite Paris parmi les territoires colonisés, et l’ARS Île-de-France indique que le moustique tigre est présent et actif dans tous les départements franciliens. Une surveillance renforcée y est menée chaque année du 1er mai au 30 novembre, avec un réseau de pièges pondoirs et des actions de prévention auprès des habitants.
Sources consultées
Page vérifiée et mise à jour le 24 septembre 2026.