Dossier · Se protéger des moustiques
En zone tropicale, les moustiques peuvent transmettre le paludisme, surtout la nuit, et la dengue ou le chikungunya, surtout le jour. Trois règles protègent l’essentiel : consulter avant le départ, se protéger des piqûres à toute heure, et consulter sans délai en cas de fièvre au retour.

L’essentiel
En voyage, deux familles de moustiques concentrent l’essentiel des risques :
Dans de nombreuses destinations tropicales, la protection doit donc être assurée de jour comme de nuit. Les principes généraux sont rappelés dans notre guide anti-moustique ; cette page se concentre sur les spécificités du voyage.
Le paludisme est dû à des parasites du genre Plasmodium, transmis par la piqûre de femelles de moustiques anophèles infectées. Parmi les cinq espèces qui touchent l’être humain, P. falciparum et P. vivax sont les plus dangereuses ; P. falciparum, le plus répandu en Afrique, provoque le plus de décès.
Selon l’OMS, le paludisme a causé environ 282 millions de cas et 610 000 décès dans le monde en 2024, dont 95 % en Afrique subsaharienne. En France hexagonale, les cas sont importés : l’Assurance maladie estime à 4 960 le nombre de cas de paludisme d’importation en 2025, diagnostiqués au retour de voyage. Il n’y a pas de transmission installée dans l’Hexagone ; seuls de rares cas isolés y sont décrits, par exemple liés à un moustique transporté par avion.
Prenez rendez-vous avec votre médecin ou un centre de vaccinations internationales suffisamment tôt : certains vaccins doivent être faits plusieurs jours ou semaines avant le départ, au moins 14 jours pour ceux contre le chikungunya. Le professionnel évaluera :
Aucun antipaludique ne protège à 100 % : la chimioprophylaxie complète la protection contre les piqûres, elle ne la remplace pas. Ne prenez jamais d’antipaludique sans prescription, et respectez la durée prévue même si vous vous sentez bien au retour.
Les autorités sanitaires recommandent de combiner plusieurs mesures de protection personnelle :
Pour les bébés et les jeunes enfants, les solutions dépendent de l’âge : consultez notre page anti-moustique pour bébé et enfant. Notre boutique ne vend ni répulsifs cutanés ni moustiquaires imprégnées : procurez-vous-les en pharmacie ou dans un magasin spécialisé avant le départ. Bracelets, ultrasons, pièges lumineux ou plantes ne remplacent aucune de ces mesures.
Les symptômes du paludisme apparaissent en général 7 à 15 jours après la piqûre, mais peuvent survenir plus tard : fièvre avec frissons et sueurs, maux de tête, douleurs musculaires, vomissements. L’Assurance maladie recommande de consulter sans délai en cas de fièvre dans les deux mois qui suivent le retour, et l’Institut Pasteur rappelle que toute fièvre dans les mois suivant un séjour sous les tropiques doit faire penser au paludisme. Signalez toujours votre voyage au médecin.
Appelez le 15 ou le 112 en cas de signe de gravité : confusion, somnolence, convulsions, difficulté à respirer, jaunisse, saignements. En attendant le diagnostic, ne prenez ni aspirine ni anti-inflammatoire : une dengue n’est pas exclue.
Continuez enfin à vous protéger des piqûres jusqu’à trois semaines après le retour, comme le recommande Santé publique France : cela évite de transmettre un virus contracté en voyage aux moustiques tigres de votre région.
Il n’existe pas de vaccin contre le paludisme destiné aux voyageurs : les deux vaccins recommandés par l’OMS (RTS,S et R21) sont utilisés chez les enfants vivant dans les zones de transmission modérée à forte. Contre la dengue, le vaccin Qdenga peut être recommandé à certains voyageurs de 6 ans et plus ; contre le chikungunya, deux vaccins existent, avec des restrictions d’âge et d’indication. Les recommandations sanitaires aux voyageurs du Haut Conseil de la santé publique, dont l’édition 2026 a été publiée en mai, servent de référence aux médecins pour décider au cas par cas.
Vos questions
Le paludisme se manifeste d’abord par une fièvre, souvent avec frissons et sueurs, des maux de tête, des douleurs musculaires, parfois des vomissements ou une diarrhée. Ces signes ressemblent à une grippe, d’où le risque de retard. Ils apparaissent en général 7 à 15 jours après la piqûre, parfois plus tard. Toute fièvre au retour d’une zone impaludée justifie une consultation sans délai.
Le paludisme n’est pas transmis de façon installée en France hexagonale : les cas diagnostiqués sont importés, contractés lors d’un séjour en zone tropicale, surtout en Afrique subsaharienne. L’Assurance maladie estime à 4 960 le nombre de cas importés en 2025. De très rares cas locaux sont décrits chaque année, par exemple liés à un moustique infecté transporté par avion.
Non, cela dépend de la destination, de la saison, de la durée et des conditions du séjour, ainsi que du voyageur. C’est au médecin de décider s’il faut une chimioprophylaxie et laquelle, en s’appuyant sur les recommandations du Haut Conseil de la santé publique. Dans tous les cas, la protection contre les piqûres reste indispensable, car aucun traitement préventif ne protège totalement.
Emportez un répulsif cutané adapté à votre âge et à votre destination, des vêtements longs et amples, éventuellement imprégnés, et une moustiquaire de lit imprégnée si votre hébergement n’en fournit pas. Les répulsifs sont des biocides : utilisez-les avec précaution et lisez l’étiquette. Pour les enfants, les femmes enceintes et les personnes fragiles, demandez conseil à un médecin ou un pharmacien.
Sources consultées
Ces informations générales ne remplacent pas l’avis d’un médecin ou d’un pharmacien. En cas de gêne respiratoire, de gonflement du visage ou de malaise, appelez le 15 ou le 112.
Page vérifiée et mise à jour le 24 septembre 2026.